Du poste de travail à l’environnement de travail : une évolution technologique, fonctionnelle et stratégique inéluctable 

L’environnement de travail évolue. Et il évolue vite. Retour sur les grands changements auxquels doivent et devront faire face les DSI.

Depuis le milieu des années 1990 et la montée en puissance des PC, le couple Windows/Intel a constitué l’ossature quasi-unique des postes de travail en entreprise. De fait, les déploiements de Windows 95, Windows 2000, Windows XP, puis enfin Windows 7 ont largement occupé la feuille de route des directions informatiques depuis 20 ans. « Occupé » n’est d’ailleurs pas un vain mot car elles ont dû valider le fonctionnement du parc applicatif sur chaque nouveau socle système, tenter de « webiser » les applications pour diminuer leur adhérence au poste de travail, tout en mettant en place une infrastructure d’inventaire et de télédistribution ! Aujourd’hui, les responsables informatiques aimeraient bien éviter de revivre encore ces étapes éprouvantes, indissociables jusqu’à présent du passage à toute nouvelle version majeure du socle système !

Car, comme si cela ne suffisait pas, ils sont dans le même temps mobilisés dans la gestion quotidienne des contraintes budgétaires, la participation aux objectifs d’agilité des métiers, l’augmentation de la productivité des équipes et l’amélioration de la qualité des services informatiques. Leur mission devient ainsi une véritable gageure et à ce titre le « poste de travail », point de contact de l’utilisateur avec le système d’information (SI), focalise à juste titre toutes les attentions, toute leur attention.

La nécessaire révolution de l’environnement de travail

Parallèlement à ce souhait des DSI, différents phénomènes viennent bouleverser depuis quelques années le paysage du poste de travail en entreprise, accélérant la nécessité de repenser réellement leur architecture.

L’explosion de la mobilité, au travers des smartphones et des tablettes, fonctionnant en très forte majorité sur des environnements iOS et Android, fait résolument entrer les entreprises dans ce qu’on appelle l’ère post-PC. Les utilisateurs disposent désormais de matériels hétérogènes, voire multiples. Au passage, soulignons que cette multiplication des points d’accès bouleverse également la problématique d’accès aux données et aux applications !

La consumérisation : l’appropriation des innovations technologiques et fonctionnelles par les utilisateurs finaux dans leurs sphères privées nécessite une prise en compte de ce phénomène au sein des entreprises, sous peine d’un « décrochage » de la perception du SI : à ce niveau les utilisateurs plébiscitent par exemple l’usage des Apps Store, où encore le paiement à l’usage, les smartphones et les tablettes, la « porosité » des usages privé/professionnel… et ils sollicitent de nouvelles méthodes d’équipements, telle que le COPE (Corporate Owned, Personally Enabled) ou le BYOD (Bring Your Own Device).

« Face à ces bouleversements, la DSI doit impérativement repenser le poste de travail et embrasser le concept d’environnement de travail. »

La montée en puissance du Cloud, et plus particulièrement le SaaS, permet l’émergence d’un modèle économique de souscription par utilisateur à un service fonctionnel. Le paiement à l’usage s’enracine ainsi dans les mentalités et représente un gisement de bénéfices stratégiques pour les entreprises. Face à ces bouleversements, la DSI doit impérativement repenser le poste de travail et embrasser le concept « d’environnement de travail » que nous définirons comme une interface d’accès unifiée aux données et aux applications, personnalisée pour chaque utilisateur et sans adhérence aux périphériques d’accès. Cette approche permet aux DSI de réaliser – enfin – le rêve de mise à disposition d’un catalogue de service, permettant une gouvernance poussé de l’environnement utilisateur, et une baisse importante du coût total de possession (TCO).

La virtualisation du patrimoine applicatif existant : une nécessité clé

Le concept d’environnement de travail est indéniablement séduisant mais rapidement les DSI s’interrogent sur la reprise de leur patrimoine d’applications, qui se monte généralement à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’éléments. Un environnement de travail ne sachant pas intégrer l’existant applicatif, serait une utopie, voire un gouffre financier !

Les technologies de virtualisation et de publication d’applications représentent à ce niveau un atout stratégique pour réussir la transformation du poste de travail. L’inventaire du parc applicatif, des architectures sous-jacentes, du niveau d’usage réel permettra de choisir le meilleur chemin de virtualisation pour chaque application, d’identifier et gérer les risques projets et de maîtriser les budgets liés à la transformation. Une virtualisation réussie rendra possible une gestion centralisée des configurations, la construction d’un vrai catalogue de service. Les applications, disponibles via une seule et même interface, pourront être utilisées n’importe où, de façon totalement transparente. Les scénarios liés à la mobilité, l’itinérance prennent alors tout leur sens, à l’échelle d’un individu ou de l’entreprise (plan de continuité d’activité).

Environnement de travail et Cloud, l’alliance gagnante

Lorsqu’on analyse plus en détail le concept, à l’aune d’une banalisation constatée de la mobilité, de la multiplication des appareils, on ne peut que conclure à la nécéssite de :

  • Centraliser les applications, pour mieux en contrôler la mise à disposition et les usages sur les différentes plates-formes.
  • Mettre en place un référentiel central des données, pour en maîtriser l’accès, voire la synchronisation sur les différents appareils.

Le Cloud apparaît rapidement comme la modalité d’implémentation la plus prometteuse du concept d’environnement de travail car les entreprises pourront tirer parti des bénéfices en cascade qui découle de leur synergie :

  • Évolutivité et élasticité intrinsèque du Cloud ;
  • Capacités d’intégration et d’agrégation d’applications de différentes provenances : legacy (par virtualisation au sein du datacenter), issues de Cloud public, ou d’autres Cloud privés ;
  • Sécurité et confidentialité accrue par la centralisation des données et applications ;
  • Gouvernance accrue par une gestion poussée des actifs logiciels (asset management) ;
  • Agilité métier et stratégique par la mise en place de mécanismes de libre-service, d’App Store d’entreprise.

Au final, comme c’est le cas dans l’implémentation Dynamic Workplace de T-Systems, ce sont finalement des gains très importants, de l’ordre de 30 % à 50 % qui sont à attendre en matière de « coût total de possession » du poste de travail, par rapport à un modèle de poste de travail « managé » traditionnel.

Une agilité adaptée aux besoins des entreprises

Les environnements de travail, tels que nous avons commencé à les décrire, offrent des débouchés immédiats en matière « d’agilité » pour les organisations :

  1. Au niveau des individus : la fourniture d’un environnement de travail complet à un nouvel employé, un nouveau prestataire, pour une durée donnée, s’effectue en quelques minutes, et non plus en quelques jours, dans la mesure où les opérations de provisioning sont automatisées et où l’environnement est purement digital.
  2. Au niveau des divisions métiers et de l’entreprise : l’équipement d’une nouvelle équipe, des utilisateurs d’une joint-venture, peut également être envisagé sans recourir préalablement à de lourds chantiers d’infrastructure.
  3. Enfin, le fait d’avoir pré-packagé et standardisé les applications sous la forme de modules prêt à l’emploi au sein d’environnements de travail Cloud, sans adhérence au matériel, donne aux entreprises une liberté formidable pour faire évoluer telle ou telle composante : le matériel lui-même (avec son OS), chaque application, etc.

Le rythme d’évolution du socle poste de travail n’est donc plus un processus lourd et monolithique mais un ensemble cohérent où chaque composante peut évoluer selon son propre tempo, ses propres contraintes.

Des économies à la clé

Les directions des systèmes d’information peuvent enfin se concentrer sur les usages métiers plutôt que sur les déploiements. Et, cerise sur le gâteau, les environnements de travail participent aux performances globales de l’entreprise en matière d’efficacité financière.

« Ce sont près de 30 à 50 % des coûts total de possession des postes de travail qui peuvent être économisés par ces nouveaux environnements de travail. »

La consolidation des applications permet en effet de réduire l’utilisation de ressources locales et génère ainsi des économies immédiates, auxquelles s’ajoutent, sur le moyen terme, des économies liées à la diminution des besoins réseau et des fonctions de support. Les postes de travail sont plus légers, leur amortissement peut être allongé et on ne raisonne plus en termes de « réparation » en cas de panne, mais de « remplacement » ! La gestion des actifs logiciels en est optimisé. Mais la liste des bénéfices est longue…

Au final ce sont près de 30 à 50 % des coûts total de possession des postes de travail qui peuvent être économisés par ces nouveaux environnements de travail, comme nous le disions précédemment. Difficile dans ces conditions d’ignorer le phénomène que représente ces nouveaux environnements de travail dans les entreprises, à condition de choisir le bon partenaire pour réussir sa transformation

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