Face au BYOD, le risque serait de ne rien faire !

C’est devenu une urgence pour toutes les DSI. Le phénomène Bring Your Own Device (BYOD) repense tous les processus d’entreprise. Retour avec Guillaume Anfroy, Deal Solution Manager chez T-Systems, sur les fondamentaux et les bonnes pratiques pour gérer ce nouvel usage.

Le BYOD change-t-il quelque chose à la pratique des DSI ?

Guillaume Anfroy : À l’origine, ce nouvel usage est apparu avec les iPads. Aujourd’hui, la génération Y a inscrit le BYOD dans les pratiques des entreprises. Chacun possède ses propres outils qu’il apporte sur son lieu de travail pour des raisons d’expérience utilisateur principalement. La problématique se déplace alors du poste de travail personnel à l’environnement de travail personnel qui englobe un ensemble connecté au système d’information (SI) de l’entreprise. Face à ce nouvel usage, le risque serait de ne rien faire. Les DSI ne peuvent plus attendre pour se lancer dans une stratégie BYOD quitte à mettre en place des dispositifs très simples au début qui seront enrichis par la suite. Ne rien faire, ce serait favoriser le shadow IT avec, pour la DSI, une perte de contrôle total sur le parc matériel et applicatif.

Comment les directions informatiques peuvent-elles réagir ?

Le principal enjeu est d’ordre sécuritaire. Il faut gérer des appareils qui n’ont pas été fournis par l’entreprise. Sachant qu’on ne peut plus interdire le BYOD, les solutions de Mobile Device Management (MDM) deviennent une des seules options possibles. Il s’agit par exemple d’imposer une politique de mots de passe à 5 ou 6 caractères, d’obliger les appareils à se verrouiller au bout de 30 secondes, etc. Aujourd’hui, de nouvelles solutions détectent à quel réseau le périphérique des employés est connecté. De cette manière, la DSI peut restreindre les accès d’une application si l’utilisateur se connecte sur un réseau non sécurisé.

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Ces contraintes de sécurité imposées par la DSI n’entrent-elles pas en contradiction avec les nouvelles attentes de la génération Y pour plus de simplicité et moins de barrières ?

Certes, la DSI doit en permanence trouver un équilibre entre sécurité et confort d’utilisation. Mais, selon moi, les attentes sont claires de la part des nouvelles générations : les employés désirent du BYOD tout en espérant une forte garantie de sécurité. De fait, ils supportent très bien ces contraintes. Reste toutefois à sensibiliser les employés et favoriser les bons comportements en matière de BYOD. Ce sont des choses évidentes mais qu’il est nécessaire de rappeler : ne pas laisser traîner son téléphone, faire attention avant de composer son mot de passe, etc. En bref, le BYOD s’accompagne d’une sensibilisation en interne via une charte informatique ou la promotion d’antivirus pour les appareils fonctionnant sous Android par exemple.

Au-delà du BYOD, quelles seront les tendances à observer de près pour les DSI en matière d’environnement de travail en 2016 ?

Je discernerais trois grands mouvements. Le premier, c’est l’intégration de tous les outils entre eux. Certaines entreprises ont commencé ce travail. Il s’agit par exemple d’associer Twitter à des plates-formes RH ou de relier des outils de collaboration comme Skype for Business au réseau téléphonique. Je suis d’ailleurs persuadé que cela ira jusqu’à la disparition des combinés téléphoniques sur les bureaux. Cela se fait déjà dans certains pays scandinaves. Ils sont chers, ils prennent de la place et presque tous les employés possèdent déjà un smartphone associé à des outils de messagerie instantanée.
La deuxième tendance, c’est de tout faire pour l’expérience utilisateur ou plus précisément l’expérience employé. Les éditeurs de logiciels s’y mettent les uns après les autres et cela devient indispensable : l’information doit être accessible sur des applications simples, personnalisées et responsives.
Enfin, l’élan vers le BYOD, le coworking et surtout le télétravail vont selon moi favoriser la “rurbanisation”. Cela permet désormais à un grand nombre d’employés de ne pas avoir à rejoindre les grandes villes pour travailler.

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