Management : trois étapes pour entrer dans l’ère du DevOps

Le DevOps figure dans les priorités d’un nombre croissant de DSI. Tous ont compris le caractère indispensable de cette nouvelle organisation à l’heure de l’accélération des innovations. Mais comment s’y prendre concrètement ? Le point avec les experts de T-Systems.

Sur le papier, 46 % des entreprises françaises voudraient adopter une organisation DevOps, selon un sondage du cabinet IDC. Pourtant seules 25 % se sont réellement lancées dans une telle démarche. C’est que le challenge est de taille. « Le DevOps représente un véritable bouleversement dans les organisations. Il s’agit de casser le modèle traditionnel en silots pour entrer dans des processus d’amélioration continue. En somme, le DevOps implique un changement profond de mentalité au sein des équipes développement et exploitation », analyse Guillaume Anfroy, deal solution manager chez T-Systems.

Le DevOps implique un changement profond de mentalité au sein des équipes développement et exploitation.

Quelles étapes pour transformer l’organisation ?

1. Le top management en première ligne

Pour mettre en place une organisation DevOps, la première phase s’enracine au sein du top management. « Le DevOps est une démarche top-down. Seul le top management possède la vision globale du métier de l’entreprise et de sa stratégie. De plus, nous devrions plutôt parler de “BizDevOps” afin de souligner qu’il faut partir des besoins métiers », précise Antoine Bakry, bid manager chez T-Systems et spécialiste de la transformation des organisations d’avant vente. Grâce à cette vision globale, le top management établit les objectifs de la démarche DevOps et les nouveaux processus à mettre en place pour y parvenir.

2. Vers une segmentation fine des tâches

Par la suite, tous les acteurs du processus doivent être mis autour de la table. Chacun précise alors son besoin et segmente le processus en tâches fines. « L’objectif consiste à diviser le processus global en microtâches les plus petites possible », détaille Guillaume Anfroy. Par exemple, pour la création d’une nouvelle application mobile, l’idée consiste à diviser les grandes étapes du développement, des tests, de l’intégration, du déploiement puis de la gestion des opérations. Pour chaque étape, les équipes indiquent les informations et les livrables attendus, en entrée et en sortie.

3. Place à l’automatisation

Grâce à ce travail de segmentation, la DSI est en mesure d’automatiser au maximum les tâches qui présentent le moins de valeur ajoutée : un outil de type Jenkins pour la partie développement, un automate de tests pour la phase de recettage, les technologies Cloud pour assurer un déploiement flexible et homogène, etc. Enfin, l’accompagnement du changement, via des formations notamment, est indispensable pour s’assurer du concours de tous les collaborateurs de l’IT.

« D’ailleurs nous appliquons ces bonnes pratiques en interne chez T-Systems via notre programme Zero Touch qui vise à accélérer les process internes, éliminer les tâches récurrentes de bas niveau et améliorer la qualité dans son ensemble », poursuit Antoine Bakry.

Afin de permettre cette automatisation il est également nécessaire de disposer de plates-formes Cloud sans verrouillage propriétaire utilisant les standards du marché (par exemple des dockers, des services standards d’orchestration de containers, Hadoop, Hive, Iot as a Service, etc.).

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si les entreprises vont se tourner vers le DevOps. Elles n’ont plus le choix.

Passée cette étape, les DSI constatent rapidement les premiers effets du DevOps sur le time to market. Selon le Puppet Labs State of DevOps Report 2015, les organisations constatent une diminution moyenne de 20 % du temps de mise sur le marché. Des gains dont les entreprises ne peuvent plus se passer.

DevOps : une question de survie

« Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si les entreprises vont se tourner vers le DevOps. Elles n’ont plus le choix. Un seul exemple le prouve. Les membres de la génération Y choisissent leur banque en grande partie en fonction de la qualité de l’application mobile. Par conséquent, disposer d’un outil ergonomique à la pointe du design et des fonctionnalités devient vital pour les banques traditionnelles. L’approche DevOps est donc un passage obligé pour gagner en réactivité et en agilité face aux start-up et aux géants du net », insiste Antoine Bakry.

Toutefois, l’expert prévient : « Il ne s’agit pas de troquer un modèle rigide pour un autre. Le danger consiste en effet à instaurer une usine à gaz avec le DevOps. C’est pourquoi, dès le début, il faut opter pour des processus agiles et des outils flexibles, reposant notamment sur le Cloud », détaille le bid manager de T-Systems.

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