Réseaux bas-débit : mode d’emploi à destination des DSI

Parmi les nouveaux acteurs des réseaux bas-débit, qui gagnera la bataille de l’Internet des objets ? Comment se repérer dans la jungle des standards ? Comment les DSI vont-ils sécuriser ces nouveaux points d’entrée ? Éclairage.

Ils ont adopté des petits noms qui semblent tout droit sortis d’un dessin animé. Pourtant, les Sigfox, LoRa, Qowisio et 3GPP, ces nouveaux standards des réseaux bas-débit, se livrent une bataille acharnée pour l’Internet des objets (IoT). C’est que l’enjeu est immense. Comment relier à Internet les 28 milliards d’objets connectés attendus d’ici 2020 selon IDC ? Plus précisément, comment connecter des millions de capteurs miniaturisés sans faire exploser la consommation d’énergie, la bande passante et la sécurité du système d’information de son entreprise ?

Les réseaux bas-débit ouvrent la voie à la maintenance prédictive

C’est pour répondre à ce défi majeur que sont apparus les réseaux bas-débit. Le principe ? Déployer un réseau à faible consommation énergétique permettant de transmettre de petites quantités de données.

Grâce à ces réseaux moins coûteux, les entreprises ont face à elle un nouveau champ des possibles pour aller plus loin dans l’Internet des objets. « Les réseaux bas-débit rendent possible un grand nombre d’applications, notamment autour de la maintenance prédictive. Placer des capteurs miniatures à faible coût sur des installations devient accessible et permet de monétiser de nouveaux services », annonce Arnaud Gibier, responsable Télécoms et Réseaux chez T-Systems France.

Preuve en est faite avec l’initiative menée par Deutsche Telekom et l’ascensoriste Kone. Des capteurs de température et de friction (entre autres) ont été placés sur les équipements. Les données collectées via le réseau bas-débit 3GPP (ou narrow-band IoT) sont ensuite analysées sur une plate-forme big data qui envoie directement un technicien avant même qu’un incident ne survienne.

Sigfox, LoRa, Qowiso, 3GPP… Comment s’y retrouver ?

Mais parmi les nombreux standards du marché, comment choisir la meilleure solution pour les DSI ? « On pourrait dresser une première catégorie avec la taille des données remontées. Sigfox, par exemple, transfère les informations inférieures à 12 octets quand LoRa peut aller jusqu’à 120 octets. En fonction du cas d’usage et du coût, on peut donc déjà effectuer un premier choix », précise Arnaud Gibier.

La vraie question sous-jacente est liée à la cybersécurité. Comme sécuriser ces nouvelles “portes d’entrée” sans exploser les coûts des capteurs et des projets IoT ?

Côté couverture, les différents standards arrivent à peu près ex æquo. Sigfox est présent dans 31 pays contre 34 pour LoRa. Même chose pour 3GPP. Issu d’un consortium d’opérateurs télécoms, ce standard s’appuie sur les réseaux 3G existants afin d’accélérer le déploiement. Quant au nouveau venu nantais, Qowisio, il se destine pour le moment uniquement au marché français.

La cybersécurité, le nerf de la guerre IoT

Derrière cette bataille des standards IoT, un autre enjeu se dessine, selon Arnaud Gibier : « La vraie question sous-jacente est liée à la cybersécurité. Comme sécuriser ces nouvelles “portes d’entrée” sans exploser les coûts des capteurs et des projets IoT ? Dernièrement, l’hébergeur OVH a vu certains de ses serveurs détruits via une attaque de quelque 150 000 objets connectés qui, contrôlés par des hackers, ont lancé près d’un téraoctet de flux de données par seconde sur les serveurs. Ma conviction, c’est que les DSI vont largement opter pour des réseaux filaires afin de mieux maîtriser la sécurité », anticipe le responsable Télécoms et Réseaux.

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