L’IoT fait exploser le flux de données dans les réseaux

La contribution économique de l’IoT à l’échelle mondiale devrait atteindre les 14 000 milliards de dollars américains en 2030. La 5G et le NB-IoT sont les facilitateurs de cette technologie.

L’IoT est un vecteur de la hausse du flux de données

Le besoin de ces technos est évident lorsque l’on considère qu’un ralentissement dans la croissance du flux de données est hors de question. En 2014, il y a eu 40 exaoctets (millions de téraoctets) de données transférées sur toute l’année. Ce chiffre a grimpé à près de 140 exaoctets par mois en 2019, et pourrait atteindre les 270 exaoctets par mois dès 2022. L’aspect dynamique de cette croissance est illustré clairement par Ericsson : l’équipementier de télécommunication prédit cette évolution dans les 5 prochaines années. Le flux de données mobiles pourrait ainsi être de 136 exaoctets par mois à lui tout seul.

Le vecteur principal de ce « mouvement de masse » est l’IoT. Selon IHS Markit, le marché mondial de l’IoT se verra doubler dans les 5 prochaines années. Il passerait d’environ 30 milliards d’appareils à plus de 75 milliards. A moyen terme, cela pourrait avoir un impact économique majeur. Selon BizIntella, un fournisseur IoT, le marché aura une contribution de 14 200 milliards de dollars dans l’économie mondiale dès 2030.

Naturellement, tous ces « objets » pourraient communiquer grâce au cloud. Mais le volume de données généré serait si massif qu’il pourrait pousser le cloud à ses limites – en termes du pic de la demande, de la puissance de calcul, mais aussi en rapport avec la latence, qui deviendraient problématiques, pour ne pas dire intolérables. Prenons les micro transactions, par exemple, où des milliers de process doivent être exécutés en quelques millisecondes. Même les applications soi-disant “temps-réel”, qui sont déployées de plus en plus souvent et délivrent les résultats du traitement de données avec des délais pré-définis, sont sensibles lorsqu’il s’agit de délais, de variations dans le taux de transfert de paquets de données et l’intégrité des données. Cela signifie que, elles aussi, sont toujours des applications fondamentalement limitées en matière de temps.

Une voie verte pour l’avenir des réseaux

Managing buildings sustainably with Deutsche Telekom's Internet of Things (IoT).

L’IoT, le Narrow Band IoT et la 5G vont démultiplier les flux de données à l’échelle globale.

Pour cette même raison, la mission principale du nouveau standard mobile de 5G est la réduction de latence. Plutôt que de se concentrer sur des taux de transmissions de données classiques. Atteindre et dépasser la limite de la milliseconde entre l’extraction et l’arrivée des données est un énorme bond en avant. Particulièrement lorsque les délais d’environ 10 à 20 millisecondes sont monnaie courante parmi les meilleurs réseaux actuels. Mais les technologies 5G sont à haut débit par conception. C’est cela qui les rend idéales pour transférer d’énormes corps de données en temps réel. Par exemple, lorsqu’il s’agit de la gestion d’une usine ou des locaux d’une entreprise. La 5G sera une technologie réellement puissante, sans aucun doute. Mais sa puissance est largement suffisante pour la plupart des applications IoT.

Qu’en est-il du NB-IoT ?

C’est ici que le NB-IoT rentre en jeu. En tant que « petit frère » de la 5G, la technologie de radio NB-IoT est conçue pour les communications où les appareils IoT échangent de petites quantités de données pendant de longues périodes. Le Narrow-Band IoT n’est pas une technologie pour transférer des données en temps réel. Cela dit, elle doit fonctionner dans des endroits difficiles d’accès et permettre une consommation énergétique des plus basses. Cela est nécessaire car le NB-IoT transmet de très petits paquets de données sur de longues distances.

Un des avantages cruciaux sera la technologie très peu énergivore qui assurera le fonctionnement des appareils NB-IoT. Une efficacité énergétique telle pourra étendre la vie utile des batteries de dix ans. Ces améliorations sont loin d’être dans les cordes des technologies GSM, 3G et LTE. Or aucun de ces réseaux ni les appareils qui sont équipés de ces technologies sont équipés avec les mécanismes d’économie énergétique nécessaires.

En conclusion, le NB-IoT pourra connecter plus d’« objets » à internet, tandis que la 5G pourra augmenter la quantité de données échangées en peu de temps. Cela signifie que le bond technologique vers le nouvel standard de communications va encore une fois déclencher une hausse drastique dans les besoins énergétiques des data centers – ce qui est en partie la raison pour laquelle les experts pensent que les datacenters doivent évoluer d’un point de vue opérationnel et procédural.

Les entreprises à travers le monde sont d’accord : dans son rôle traditionnel, le datacenter a déjà été remplacé dans beaucoup de cas par les infrastructures basées sur les containers, le cloud hybride ou le multi cloud. Selon une étude par Aberdeen et A10 Networks, 33% des entreprises à travers le monde ont déjà implémenté une infrastructure de cloud hybride, et 23% ont l’intention de le faire dans les mois qui arrivent. En Allemagne, Bitkom reporte que 32% des entreprises de plus de 20 salariés s’appuient déjà sur du multi cloud computing. Ce chiffre monte à 87% pour les entreprises de plus de 2000 salariés. Mais comment est-ce qu’elles y arrivent ?

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