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Veiller au développement de l’e-mobilité

Veiller au développement de l’e-mobilité

L’e-mobilité s’est enfin imposée. Lentement, mais sûrement. En août 2021, près d’un demi million de véhicules électrique circulaient déjà sur les routes françaises. Rien que l’année précédente, le nombre d’immatriculations de voitures entièrement électriques a doublé. En ce qui concerne nos voisins allemands, 13,5 % de toutes les nouvelles voitures immatriculées étaient équipées d’un moteur électrique.

Le besoin : 440 000 bornes de recharge pour voiture électrique

« L’e-mobilité est arrivée au cœur de la société mobile. Des expériences positives pour les utilisateurs, des technologies fiables et une gamme de véhicules toujours plus étendue facilitent le passage à l’e-mobilité. »

Richard Damm, Président du KBA (Office du transport allemand)

L’innovation dans le secteur automobile est en plein essor. Et plus particulièrement, dans l’e-mobilité : si la tendance actuelle en matière d’immatriculation de voitures électriques se poursuit, Richard Damm est convaincu que « l’objectif fixé par le gouvernement allemand de sept à dix millions de véhicules électriques immatriculés en Allemagne d’ici 2030 pourra être atteint. »

L’engagement clair de l’industrie automobile donne un élan supplémentaire à l’électromobilité. Prenez Volkswagen, par exemple : 20,2 % des voitures électriques en Allemagne, devant Renault (18,1 %), Smart (11,6 %) et Tesla (11,1 %). Mais il est également vrai qu’il n’y avait que 23 800 stations de recharge dans tout le pays, selon Statista. Toutefois, le trafic augmente rapidement, et devrait pouvoir se fluidifier d’ici à la fin de la décennie.

Dans les années 1960, le marché des stations-service a fait en sorte que les publicités télévisées pour la Coccinelle puissent revendiquer 13 fois en 30 secondes : « Elle roule, roule, roule et … ». Pour faire de même pour une voiture électrique, il faudra un réseau national de plus de 500 000 stations, et des processus et applications intelligents qui garantissent une coopération fluide en arrière-plan et des processus de facturation transparents pour les acteurs concernés.

Comfort Charge, un modèle à suivre pour l’e-mobilité

En tant qu’opérateur de points de charge (CPO), la société exploite actuellement un réseau national de 160 stations d’une capacité de charge pouvant atteindre 150 KW. Ces points de charge rapide ne prennent que neuf minutes en moyenne pour remplir une voiture d’électricité pour 100 km de conduite. Comfort Charge est une entreprise du groupe Telekom, qui innove particulièrement dans la recharge par la gestion de la facturation.

Une gestion de facturation innovante pour l’e-mobility

Alors que Comfort Charge est responsable de l’infrastructure physique, de la négociation des places de stationnement pour l’e-carburant et de l’assurance que l’électricité circule bien dans les stations de recharge à tout moment, ce sont les fournisseurs d’e-mobilité (EMP) qui s’occupent de l’aspect commercial des stations de recharge. Ils rendent les stations de recharge accessibles aux clients privés et aux particuliers, qui peuvent s’identifier grâce à l’application ou à une carte prépayée , et lancer le processus de recharge. En plus de ce modèle, Comfort Charge permet des processus de recharge ad hoc, qui peuvent être effectués via PayPal, par carte bancaire ou une carte de membre d’un club automobile. De plus, sans engagement préalable auprès d’une EMP.

Cette complexité soulève la question de savoir comment les fournisseurs de mobilité peuvent rendre leur facturation de la recharge électronique transparente, rapide et fiable. Afin de présenter au client une facture transparente, des données hétérogènes provenant de diverses sources doivent converger vers un système unique.

« Le principal défi est de réconcilier des ensembles de données divers et, dans certains cas, très dynamiques : les prix des fournisseurs d’électricité, la quantité achetée par point de charge, les données du contrat individuel d’un client EMP ainsi que l’accès aux prestataires de services de paiement doivent être intégrés et cartographiés de manière exhaustive. Cela nécessite un backend puissant et fiable – et une entité qui se charge de la compensation, c’est-à-dire de l’harmonisation des données de facturation vis-à-vis des fournisseurs d’e-mobilité. »

Patrick Eberwein, directeur général de Comfort Charge

Pour une facturation automatisée de l’e-mobilité

Pour répondre aux exigences élevées de la compensation, Comfort Charge a travaillé avec T-Systems pour mettre en œuvre une solution de plateforme basée sur SAP pour les activités B2B.

« Un projet en cours qui se développe en même temps que l’infrastructure et les besoins de Comfort Charge »

Gerhard Klein, architecte solutions SAP chez T-Systems

Le système entièrement automatisé sert à régler les données de tarification entre Comfort Charge et les différents fournisseurs d’e-mobilité. Tout en créant des processus financiers rigoureux en harmonisant les données souvent hétérogènes des systèmes des PEM coopérants.

Mais malgré son grand potentiel, le marché de l’e-mobilité est également confronté à des incertitudes. En effet, tant les exploitants d’infrastructures de recharge que les fournisseurs d’e-mobilité doivent être en mesure d’augmenter rapidement leurs capacités.

« Cela ne fonctionne bien que si les systèmes peuvent être mis à l’échelle en arrière-plan sans restrictions. Grâce à nos services SAP, leur infrastructure d’approvisionnement ainsi que l’application elle-même peuvent être étendues presque indéfiniment »

Gerhard Klein, architecte solutions SAP chez T-Systems.

Toutefois, l’évolutivité est essentielle. En effet, des solutions de facturation performantes constituent l’épine dorsale d’une infrastructure d’e-mobilité fiable et pérenne. Ainsi, l’alimentation en électricité le long des routes ne s’interrompt pas et la devise reste la même : « roule, roule, roule… ». Un jour, qui sait, peut-être que cela se fera même tout seul… Nous vous conseillons de découvrir notre article sur les plateformes connectées dans la voiture du futur, qui complémente bien cet article, à nos yeux.