La digitalisation, nième hype IT ou ultime défense contre le darwinisme numérique ?

Tout le monde en parle ! La transformation numérique des entreprises est la dernière expression-clé à la mode… Mais avant de rejeter en bloc le concept, les DSI-CIO dignes de ce nom doivent le comprendre sous tous ses aspects. Le risque ? Devenir les dinosaures de demain.

Qui sera votre Uber ? « Dans mon secteur, il y a peu de chance que cela arrive », direz-vous peut-être. Comme les compagnies de taxis, il y a deux ou trois ans… Si vous voulez un exemple plus proche du Cac 40, pensez à Accor et à ses nouveaux concurrents : Airbnb, CouchSurfing et autres. Plus que jamais, c’est le consommateur qui dicte sa loi. Et cette loi est aujourd’hui numérique, mobile et instantanée. Autrement dit, en plein cœur de votre métier de DSI-CIO. Et si les entreprises IT usent et abusent du concept de transformation digitale, c’est bel et bien une réalité dans la société « civile » comme dans l’entreprise, dans le grand public comme en BtoB. Une réalité qui comporte des risques, au-delà de la concurrence de nouveaux venus.

CIO : gardez-vous à droite, gardez-vous à gauche !

Car une autre question se pose : d’où viendra votre Uber ? De Californie ? Possible, mais peut-être aussi de l’étage en dessous du vôtre, là l’équipe marketing est en train d’inventer de nouveaux produits connectés et de nouvelles façons de communiquer avec les consommateurs. Pour l’instant, vous êtes sollicité par les métiers quand il s’agit de big data, de Cloud ou de poste de travail. Mais cela pourrait changer : ils pourraient faire appel à une start-up, qu’ils jugeront plus créative et plus réactive, ou développer par eux-mêmes de nouvelles compétences.

Ou alors cela prendra la forme d’un boycottage en règle, quand vos commerciaux utiliseront tous une appli du marché pour gérer leurs rendez-vous et consigner leurs impressions sur un client. Et, donc, n’utiliseront plus l’outil de CRM maison que pour la forme. Une récente étude menée dans plusieurs pays montre qu’une majorité de directeurs métiers estiment qu’entre 5 et 15 % de leur budget est consacré au “shadow IT”. C’est-à-dire en dehors du budget de la DSI, qui est par ailleurs souvent mise en cause pour sa lenteur (par exemple par 61 % des cadres dirigeants du secteur de l’énergie)…

Le dernier risque que fait courir cette fameuse “transformation digitale” n’est pas le moindre : il y aura forcément des “petits génies” qui trouveront la faille de sécurité dans un système conçu trop vite (le time-to-market…) ou de façon anarchique et avec des équipements personnels non homologués par la DSI (le fameux BYOD).  La menace n’est pas anecdotique : selon un sondage réalisé par PWC en 2014, 44 % des entreprises redoutaient d’être victime de cybercriminalité dans les deux ans.

“Killer app” ou verrouillage ?

Vous voilà donc coincé entre l’injonction de créer rapidement une “killer app” (pour les clients internes et externes, tant qu’à faire) et de monter votre niveau de sécurité à “Alerte attentat”. En bref, d’avoir l’esprit d’une start-up dans le corps d’une multinationale, à moins que ce ne soit l’inverse… La problématique dépasse donc  largement le fait d’adopter une nouvelle technologie, d’upgrader plus rapidement un système ou d’affiner des requêtes.

Et si une partie de la réponse se trouvait dans d’autres aspects de la culture “geek” : l’agilité et le travail collaboratif ? D’un côté en consacrant une partie de ses ressources à la veille et à la recherche de rupture. De l’autre en coopérant en profondeur avec tous les métiers de l’entreprise pour y infuser la culture de l’innovation maîtrisée.

Une seule chose est sûre : la transformation numérique n’a pas fini de bousculer nos habitudes. Au DSI d’agir pour ne pas subir.

Comment T-Systems peut-il vous accompagner ?

Filiale de Deutsche Telekom, T-Systems s’appuie sur l’expertise de ses 50 000 collaborateurs et sur son infrastructure mondiale de data centers et de réseaux pour soutenir votre transformation IT.

Contactez-nous

Répondre